CIEL VARIABLE 55 - Frontières
ÉDITORIAL - L’image sidérante | The Shattering Image
L’attentat du 11 septembre dernier a poussé l’impact de l’image médiatique à un nouvel acmé, avec l’inclusion à son scénario du moment où les diverses caméras allaient permettre au monde entier d’assister en direct à l’événement et le laisser de longues heures dans l’effroi de ce qui pourrait encore advenir.
POINT DE VUE - Frontières
« De frontières au ciel voyons-nous quelques traces ? »
Alphonse de Lamartine
PORTFOLIO - Jin-Me Yoon, Touring Home From Away
Créée lors d’une résidence au Confederation Art Centre, à l’Île-du-Prince-Édouard, Touring Home From Away explore les relations existant entre l’identité et le lieu.
Fissures
Home, it’s where I want to be
but I guess I’m already there
[ je voudrais tant être chez moi
mais il faut croire que j’ y suis déjà ]Talking Heads
PORTFOLIO - Sophie Calle, L’erouv de Jérusalem
Selon la loi juive, pendant le Shabbat, le repos absolu est obligatoire. L’interdiction de travailler inclut celle de porter un quelconque objet (des clés, un livre, un sac…) hors de chez soi. Toutefois, si l’on se réfère à la Torah, dans toute ville entourée d’un erouv, le domaine public peut être considéré comme un territoire privé.
L’erouv de Jérusalem
Selon la loi juive, pendant le Shabbat, journée qui dure du vendredi au coucher du soleil au samedi après l’apparition des deux premières étoiles [un tableau horaire est établi, n.d.l.r.], le repos absolu est obligatoire pour les croyants qui délaissent les problèmes de la semaine afin de se consacrer à l’Éternel.
PORTFOLIO - Shirin Neshat Film, Video and Photo Works
S’adressant à un spectateur avant tout occidental, la production de Shirin Neshat négocie la diversité des perspectives (masculines, féminines, féministes, moyen-orientales, occidentales et orientalistes) qui convergent vers « l’identité musulmane ». Mais elle maintient, de façon stratégique, le dualisme Orient-Occident.
Occidentaliser le spectateur : Shirin Neshat, la différence de la différence
D’origine iranienne, Shirin Neshat quitte son pays en 1974 pour continuer ses études en Californie (elle termine une maîtrise en beaux-arts à Berkeley en 1983) et n’y retourne qu’en 1990, en raison de la révolution iranienne de 1979, après une absence de seize ans.










