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Par Jacques Doyon Evergon, Marisa Portolese, Olivier Christinat… Voilà trois manières bien différentes de présenter le corps féminin. Ainsi juxtaposées, elles font se rencontrer et se confronter à la fois la beauté et la vieillesse, l’attirance et le maintien à distance, l’affirmation de soi et l’abandon au regard de l’autre. Nues ou en tenue intime, toutes ces femmes posent.
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Evergon livre ici au spectateur, avec simplicité et respect, le corps nu de sa mère âgée. Preuve d’une situation qui a existé entre elle et lui. Puis il reprend la pose de sa mère « en Olympia », les constituant ainsi tous les deux en couple œdipien.
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Nous disons : la Mort – et cette abstraction nous dispense d’en ressentir l’infini et l’horreur. En baptisant les choses et les événements nous éludons l’Inexplicable : l’activité de l’esprit est une tricherie salutaire, un exercice d’escamotage ; elle nous permet de circuler dans une réalité adoucie, confortable, inexacte. Apprendre à manier les concepts – désapprendre à regarder les choses… E. M. Cioran, Précis de décomposition1
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Les mises en scène épurées d’Olivier Christinat s’attachent à des portraits ou à des nus de jeunes femmes en une sorte de huis clos entre artiste et modèle qui outrepasseraient les limites de la pudeur.
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On reste médusé face aux images d’Olivier Christinat. Une aura particulière émane de chacune d’elles à travers des mises en scène sobrement cadrées. Ses portraits et ses nus affichent une « lignée » de jeunes femmes endossant à ravir le rôle du modèle.
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Andrea Szilasi puise en grande partie son inspiration dans des revues scientifiques ou des traités d’anatomie. L’introduction à l’anthologie Picturing Knowledge1, nous parle de la mise en forme visuelle des concepts scientifiques.
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Par Robert Legendre Regardez sans détour les photographies de Ruth Kaplan, dépassez ce voyeurisme d’à première vue imbibé d’a priori curieux. Pénétrez, plutôt, dans ces œuvres qui relatent un univers de quiétude et de paix, où le temps est ralenti, empreint d’une tendre sensualité.
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Elle opposa à sa prière son éternelle litanie d'excuses. Tu sais quelle heure il est... Tu aurais dû me le demander plus tôt, je suis tellement fatiguée... C'est bientôt le chapelet à la radio, tu le sais bien !... C'était sa façon à elle d'agacer le petit. Par Yves Boisvert Comme jeune flagorneur prend toujours l'autobus; je vais lui en acheter une 'flotte, ça lui donnera peut-être le goût d'un autre siège. J'aimerais également me pencher vite et qu'il m'en refile quelques arpents une bonne fin de semaine de pluie dans un corridor de polyvalente. Qu'il me fende si ça lui chante. |
